Vit dans un monde de fou qui s'amuse à mélanger les pages de sa vie. Préfère alors s'envoler.
Inspire du goudron. En oublie l'oxygène. Perd sa poudre à étoile.
Il me semble que j'avance, chaque jours un peu plus, dans un brouillard toujours plus dense - dans un espace emplis de vide;sans bruits,sans éclats,sans gouts ni odeurs -et que la faible lueur d'espoir que j'apparente à la vie,la liberté, semble être toujours plus lointaine. Et moi, je tâtonne,chute, et finis toujours par me relever, poussée par le vague espoir d'un jour arriver à cette lumière. Mes oreilles sont emplies de cotons amortissant la réalité et les douleurs de la vie, étouffant même les battements d'un c½ur. Mes yeux,banales et cerclés de noirs sont recouvert d'un voile flou ternissant même le plus beau des bonheurs. D'entre mes lèvres, barbouillées d'un rouge criard s'échappe un peu de goudron vaporisé;mes poumons sont en décomposition.
Mais j'avance. Et je cours .Courir toujours plus vite et sauter toujours plus haut pour tenter vainement, une fois encore, de capturer les étoiles et parler à la Lune .
Le vent me fouette le visage, emportant tout sur son passage dans un fatras destructeur;mes larmes brulent mes joues.
Crache sa rage au pied du miroir. S'arrache les cheveux en appelant à l'aide. S'insurge pour qu'on la laisse tranquille. Pauvre fille. Pauvre pute.
Face contre terre, la joue sur le goudron, mes lèvres sur le trottoir;Je me redresse un énième fois, sécrétant toujours autant de sel.
Rejetant la tête en arrière, je sens les larmes du ciel pleurant ma connerie profonde. Et, un air fou sur le visage éclate de rire . Un son strident et gutturale, sans joie.
Il pleut et moi je rit, pauvre putain un peu folle.
Sexuel : En rapport au sexe .
Un metro sexuel est donc, par définition, un endroit où l'on baise .



